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3 effets nocifs des écrans sur le sommeil du jeune enfant

Dernière mise à jour : 21 févr.


Enfant qui joue sur une tablette dans son lit

Les écrans sont présents dans l’environnement de la plupart des familles et leur utilisation fait partie intégrante de notre quotidien. Mais quels sont les effets de leur utilisation sur le sommeil de nos jeunes enfants ? Quelles sont les astuces pour éviter les troubles du sommeil chez l’enfant liés à leur utilisation ?


Les écrans : perturbateurs du sommeil chez le jeune enfant

Outre le fait que même sans vouloir le regarder, l’œil humain est inévitablement attiré par le mouvement des images lorsqu’un écran est allumé, et sans parler de leurs conséquences sur les apprentissages et le développement du jeune enfant, voici 3 effets nocifs des écrans sur le sommeil du tout petit :


1 – Un retard d’endormissement


Le pire ennemi du sommeil, c’est la lumière ! Et en particulier la lumière bleue diffusée par nos écrans. Celle-ci va avoir pour effet de retarder la sécrétion de la mélatonine (l’hormone du sommeil). Les conséquences : un endormissement retardé ou des difficultés d’endormissement. Chez le jeune enfant, un endormissement tardif entraine bien souvent une diminution de la quantité globale et de la qualité de son sommeil pouvant aboutir à une vraie dette de sommeil.


2 – Une sur-stimulation perturbatrice de l’endormissement


Que ce soit à la télévision, sur une tablette ou sur un smartphone, les images s’enchainent à toute vitesse et la quantité d’informations transmises (complexité des images, sons, ambiances) représentent un trop plein de stimulations pour le cerveau encore immature du jeune enfant. Ces stimulations intenses sont incompatibles avec le ralentissement cérébral nécessaire pour pouvoir se laisser aller à l’endormissement.


3 – Une augmentation des peurs et des cauchemars


Certaines images ou ambiances qui nous paraissent anodines pour nous, adultes, peuvent se révéler source de stress et de peurs chez le jeune enfant. Leur cerveau immature n’ayant pas la même capacité d’analyse que celui d’un adulte et la confusion entre réalité et imaginaire peuvent aboutir à divers troubles de l’endormissement ou du sommeil : crainte au moment d’aller se coucher, plus grande difficulté à s’endormir, besoin systématique de la présence de l’adulte à l’endormissement, réveils nocturnes, peurs, cauchemars, etc.


 

Comment éviter les troubles du sommeil du jeune enfant liés à l’utilisation des écrans ?

La Société Française de Pédiatrie préconise l’absence totale d’écrans avant l’âge de 2 ans. Mais dans la réalité, 66% des enfants de 6 mois à 3 ans ont accès à au moins un écran à la maison (la télévision se plaçant en première position).* Voici quelques recommandations afin de limiter les effets négatifs des écrans sur le sommeil des tous petits :



  • Aucun écran avant 2 ans (voire 3 ans dans l’idéal**)


  • A partir de 3 ans : pas plus d’une heure par jour, par sessions de 20 minutes maximum, en choisissant un programme adapté à l’âge et toujours accompagné d’un adulte


  • Pas d’écrans dans la chambre


  • Pas de console de jeu avant l’âge de 6 ans


  • Eteindre tous les écrans au moins une heure avant l’heure de coucher de votre enfant


  • Pas d’écrans pendant le repas du soir


Pour conclure, n’oubliez pas que les écrans ne représentent en aucun cas un moyen de s’apaiser pour l’enfant ou une aide à l’endormissement, bien au contraire ! Respecter un rythme de sommeil stable et privilégier des interactions de qualité avec votre enfant vous seront d’une bien meilleure aide et apporteront à coup sûr une plus grande sérénité au moment du coucher pour toute la famille !


 

Pour aller plus loin :




* Source : Le sommeil des enfants de moins de 10 ans et leurs parents - Enquête INSV/MGEN - Journée du sommeil® 2022


** Règle « 3-6-9-12 » de Serge Tisseron, psychiatre

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